Quelques jours après l’Octave de Noël, ces 8 jours qui n’en sont qu’un et tous ces beaux moments d’Eglise qui nous ont accompagnés vers la naissance de notre Seigneur (Concert de Noël avec le choeur du Patronage, le choeur du Collège ND de l’Aurore et le Petit Choeur paroissial ; la marche des bergers avant la Messe de la Nativité dans la nuit ; la Crèche Vivante à Azas…) ; nous avançons avec les rois mages vers le Christ en suivant l’Etoile.

Seules Noël et Pâques ont des octaves . Ces 8 jours qui n’en sont qu’un, le jour de l’ « octave » clôturant la Solennité. Pour Noël, le jour de l’octave était donc le 1er janvier, jour de la Solennité de Marie, mère de Dieu. Cependant le temps liturgique de Noël n’est pas encore terminé. Il prendra fin lors de la Fête du Baptême du Seigneur qui sera célébrée le dimanche suivant l’Epiphanie.

Ce temps de l’Epiphanie célèbre en fait les 3 manifestations inaugurales de la vie publique de Jésus à savoir l’adoration des mages (annonciation de Dieu fait homme à toutes les nations) ; le baptême de Jésus (révélation de Jésus comme fils de Dieu) et les noces de Cana (premier miracle public de Jésus). C’est ce que nous appelons la Théophanie ou manifestation divine. L’office du jour de l’Epiphanie parle de ces 3 mystères comme n’en faisait qu’un. Même si il est vrai qu’actuellement l’adoration des mages a pris l’ascendant sur les autres manifestations et que nous ne gardons plus que celui-ci en tête...

Les Rois Mages sont au nombre de trois depuis une tradition du septième siècle. Trois pour les trois continents connus de l’Epoque (Europe, Asie et Afrique). Trois censé représenter également les temps de la vie : Gaspard est le plus jeune et il offre l’encens ; Melchior est celui qui est le plus ancien et qui offre l’or et Balthazar est entre les deux et il offre la myrrhe. Mais qu’est ce que ces cadeaux pour un nouveau-né ??!! L’or on voit encore comment cela pourrait servir, mais l’encens et surtout la myrrhe ; quelle drôle d’idée ! Grégoire le Grand écrivait « Voici l’or : c’est un roi. Voici l’encens : c’est un Dieu. Voici la myrrhe : c’est un mortel ». L’or pour le Christ Roi, l’encens pour le Christ vrai Dieu et la myrrhe pour Dieu fait homme. A nous de les faire avancer dans notre crèche familiale pour les mettre en adoration devant Dieu fait Homme.

C’est autour de la galette des rois que la fête de l’Epiphanie se poursuivra après la messe. Précieux moment de convivialité. C’est au plus jeune de la famille ou des personne présente autour de la table à qui il revient d’aller sous la table pour désigner les parts de la galette. En tant qu’enfant il incarne l’innocence et peut donc distribuer les rôles de cette fête sans risque de favoritisme . Il existe une belle tradition pour la galette qui veut qu’une part soit gardée pour toute personne qui viendrait à l’improviste à la maison. La « part du pauvre » ou la « part du Bon Dieu » permet de remettre l’esprit de charité au centre de cette fête. Sachons garder cette foi des mages qui ont tout quittés pour suivre une étoile et aller adorer un bébé dans une crèche, Dieu fait homme, venu pour nous sauver !

Belle fête de l’Epiphanie à tous,

Anne-Claire Drummond